#17 – Conseils pratiques sur le Japon

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Préparer un voyage au Japon

Début de notre série sur le Japon ! Mais avant de vous emmener à Tokyo, Kyoto, ou encore Osaka, nous vous proposons un petit épisode spécial sur les aspects pratiques d’un voyage au Japon.

Le Japon c’est une destination qui intrigue et fait rêver, mais qui peut aussi faire un peu peur.
On va donc partager avec vous nos conseils pratiques, et nos retours sur plusieurs aspects de ce voyage comme la barrière de la langue ou règles de politesse. Bref les petites choses à savoir, avant de partir !

Avant le départ

Pour bien préparer son voyage au Japon, il y a plusieurs choses à faire, bien avant de monter dans l’avion. Certes, il n’y a pas besoin de visa, mais à moins d’aller régulièrement là-bas, il vaut mieux éviter de partir sur un coup de tête. Par exemple, il est préférable de prendre une assurance voyage, les soins de santé y étant plutôt onéreux.

De même, s’il n’y a pas de vaccin obligatoire, il est conseillé de se vacciner contre l’encéphalite japonaise si vous voyagez en été (même si c’est assez cher et qu’il faut faire 2 doses à 28 jours d’écarts, donc il faut s’y prendre tôt).

Une chose qu’il faut par contre absolument acheter avant de partir si vous comptez bouger un peu sur place, c’est le JR Pass.

Le JR Pass (ou Japan Rail Pass)

Le Japon possède un réseau ferroviaire super développé.
Les japonais ont un vrai amour pour le train, et c’est vraiment un moyen super pratique pour se déplacer dans le pays : les trains sont réguliers, à l’heure, propres, calmes,…
Par contre le train au Japon, c’est aussi cher.
La bonne nouvelle c’est que les prix sont fixes. Ça n’est pas comme chez nous ou il faut réserver le plus tôt possible parce que plus on se rapproche de la date du départ plus les prix grimpent jusqu’à devenir complètement n’importe quoi. Au Japon, vous pouvez arriver 10 minutes avant le départ, vous paierez le même prix qui si vous aviez réservé 3 mois à l’avance (à condition qu’il reste de la place).
Par contre, les tarifs sont assez élevés. Par exemple, un billet Tokyo-Kyoto, un trajet en TGV de +- 2h30, coute 117€ pour un aller simple.

Mais il existe une solution pour les touristes étrangers : le JR pass, ou Japan Rail pass.

Il s’agit d’un pass qui permet de circuler sur les lignes de la JR pendant une période donnée (JR = Société ferroviaire au Japon, elle assure la plupart des grandes lignes, mais également certains bus et lignes de trains urbaines).

Donc il y a plein de pass possibles, avec différentes durées (1, 2 ou 3 semaines), différences zones du Japon accessibles, si vous souhaitez pouvoir voyager en première classe, etc.

Le pass reste tout de même un budget, pour deux personnes ça peut équivaloir à un billet d’avion (plus ou moins), donc il faut quand même regarder un peu si, selon votre itinéraire, il est intéressant. Mais pour peu que vous comptiez voyager un peu en train, il est assez vite rentabilisé !
Sachant qu’on pense directement à l’utiliser pour les shinkansen, mais il fonctionne sur toutes les lignes de la JR. Par exemple, il fonctionne avec les trains locaux pour aller de Kyoto ou Osaka à Nara, et on a pu également l’utiliser sur certains bus.

On avait pris un JR PASS “classique” (2e classe, et qui couvre tout le Japon) pour deux semaines, ce qui nous était revenu à un peu moins de 400€/personne…

Le JR Pass n’est vendu qu’aux étrangers qui se rendent au Japon pour un séjour touristique, et il faut le réserver avant d’être sur place. Du coup, calculez bien la durée pendant laquelle vous en aurez besoin, parce qu’il vous sera impossible de le prolonger une fois au Japon.

Nous avions acheté le nôtre chez japan-rail-pass.fr, qui est un site géré par l’agence Vivre le Japon, simplement parce que c’était là que c’était le moins cher, et ça c’est très bien passé. On a reçu notre voucher par la poste, un voucher qui est valable 3 mois. Le voucher est à échanger une fois au Japon dans un bureau JR. Vous en trouverez dans toutes les grandes gares.

Louer un Pocket Wifi

L’autre chose à envisager avant le départ, c’est acquérir un pocket wifi. Alors, c’est un peu moins obligatoire que le JR pass et il y a des voyageurs qui s’en passeront très bien, mais pour rester connecter, surtout en voyageant à plusieurs, c’est une très bonne option.

En effet, n’espérez pas vous connecter en 4G au Japon avec votre forfait européen, au risque d’avoir droit à une facture salée, vue le prix du roaming.

Renseignez-vous toujours avant le départ chez votre opérateur, il est possible qu’il propose des formules tarifaires intéressantes pour le Japon. Mais ce sont des cas plutôt rares, et il faudra donc trouver d’autres solutions.

Comme dans d’autres pays, vous pouvez prendre une carte SIM, voire même louer un téléphone, mais la solution la plus pratique reste le pocket wifi.

Alors c’est quoi un pocket wifi ? C’est un appareil qui ressemble un peu à un GPS et qui sert de relai entre votre smartphone et le réseau 4G.

Ça se loue à la journée, et les tarifs sont dégressifs. Si on peut certainement en trouver sur place, notre conseil est de le réserver à l’avance.

Le nôtre, on l’avait aussi commandé chez Japan-rail-pass.fr et il nous attendait au bureau de poste de l’aéroport le jour de notre arrivée. Pareil, pour le rendre, on a juste eu à le glisser dans une enveloppe pré affranchie qui était fournie et à le déposer au même endroit.

Même si voyager déconnecter a de nombreux avantages, il faut avouer qu’au Japon, avec l’écriture différente, avoir accès à un GPS ou à des outils de traduction en permanence a été très TRES pratique.

Mais pas de panique non plus, même sans il y a toujours moyen de se débrouiller. Et on peut trouver assez facilement des réseaux wifi gratuits auxquels se connecter (avec les risques que cela comporte), que ce soit dans les logements, dans les gares ou dans les 7-eleven, ces supérettes présentes un peu partout au Japon.
Petite parenthèse mais, que ce soit pour le JR Pass ou le pocket wifi, faites bien attention au moment de l’achat en ligne. Il y a beaucoup de vendeurs différents et certains n’hésitent pas à ajouter des frais supplémentaires. Prenez le temps de comparer !

L’argent au Japon

La dernière chose à regarder avant de partir est si vous souhaitez changer de l’argent.

Au Japon on utilise des Yens (¥ est le symbole de la monnaie, mais sachez que les prix seront indiqué avec ce symbole : 円). Quand nous sommes parti 1€ valait environs 110 Yens. Mais avec la crise mondiale (du COVID 19) les taux changent relativement vite, au moment où on enregistre 1€ vaut 125 Yens.

Donc ce que nous faisions, c’est diviser la somme en Yen par 100 pour avoir une estimation. Ça n’est pas super précis mais ça donne un ordre de grandeur des prix.

Il est bien sûr possible de changer son argent sur place. À Tokyo, on a trouvé deux bureaux avec de très bons taux. C’était à chaque fois des petits bureaux perdus dans des immeubles un peu louches (On se demande encore si on n’a pas aidé les Yakuzas à blanchir de l’argent) mais les transactions se sont à chaque fois très bien passées.

Mêmes si les bureaux de change faisaient un peu peur, il faut savoir que c’est très commun au japon d’avoir des immeubles qui cachent des tas de magasins et sociétés. Donc c’est vrai que c’est interpellant, vu qu’on n’a pas du tout l’habitude de ce genre de choses en Europe, mais a priori, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter outre mesure (c’est pour ça qu’on y est quand même allé).

Sinon, vous avez peut-être une carte de crédit qui vous permet de retirer de l’argent à l’étranger, sans frais. On en trouve de plus en plus, que ce soit chez Revolut, N26, Boursorama ou autre. Nous avons une carte chez MAX et on a aussi beaucoup fonctionné avec les retraits aux distributeurs des magasins 7-eleven ou pour payer directement, quand c’était possible. Attention, on ne peut pas payer partout par carte, donc il est toujours bien utile d’avoir du liquide avec soi !

Les choses à savoir quand on est au Japon

On a fait le tour des choses à savoir avant de partir… On va donc maintenant parler des  petits trucs à savoir une fois sur place, à commencer par la question qui hante vos nuits les plus sombres : vais-je savoir communiquer avec les Japonais ?

La barrière de la langue au Japon

On l’a dit, tout est écrit en japonais et les Japonais eux-mêmes n’ont pas la réputation de parler très bien anglais… voire pas du tout ! Heureusement, en réalité, le Japon s’est fortement ouvert au tourisme et on trouve bien souvent les panneaux sous-titrés en anglais – dans les gares par exemple, mais aussi au cœur des ville touristiques.

Lors de visites, on a assez souvent eu droit à des livrets explicatifs en anglais, voire en français, même si c’était moins fréquent. Pareil au restaurant avec les menus… Du coup, quand on maîtrise un minimum la langue de Shakespeare, on s’en sort assez facilement et, au pire, on a toujours le pocket wifi et Google Translate pour comprendre ou se faire comprendre.

D’ailleurs, les Japonais connaissent mieux l’anglais qu’on ne le croit. Bon, ça reste souvent un peu limité, mais il y a moyen d’échanger quelques mots quand on en a vraiment besoin. Dans les grandes villes en particulier, que ce soit à Tokyo, Kyoto ou Osaka, vous ne devriez pas avoir de problème !

Enfin sachez que le japonais est une langue très simple à prononcer. Il n’y a pas vraiment de piège, donc si vous avez un mot japonais écrit en alphabet latin, vous le lisez simplement et on devrait vous comprendre. Sachez juste que le R se prononce +- comme un L (c’est pas exactement ça, mais ça devrait faire l’affaire pour vous faire comprendre).

Donc on vous a préparé une liste de 3 petits mots utiles à connaitre :

L’équivalent de “excusez-moi” en français, utilisé pour demander l’attention de quelqu’un, par exemple appeler le serveur au restaurant, ou demander son chemin en rue : sumimasen (すみません)

Merci se dit arigatoo (ありがとう). Une version un peu plus longue mais plus polie : arigatoogozaimasu (ありがとうがざいます)

Il y a plusieurs façon de dire bonjour selon le moment de la journée. Si vous faites quelques promenades dans la nature, il est de bon ton de saluer les autres promeneurs rencontré avec un konichiwa (こんにちは)

Voilà trois petits mots pas trop difficiles à retenir et point de vue politesse c’est toujours bien d’au moins faire l’effort sur ces expressions de base.

Nous avions poussé un peu plus loin et buché duolingo et assimil pendant 3 mois avant de partir. Et sur place nous étions capable de demander notre chemin, ce qui est quand même la classe.

Si vous vous demandez si le Japonais est compliqué à apprendre : alors c’est loin d’être la langue la plus simple à apprendre, mais ça n’est pas insurmontable non plus. Le plus dur reste l’écriture !

Savoir vivre

Là où ça se complique, c’est que la langue n’est pas le seul obstacle lorsqu’on voyage au Japon. Il y a aussi la différence de culture, en particulier en ce qui concerne les règles de savoir vivre et de politesse.

Heureusement, les japonais sont bien conscients que ce n’est pas toujours simple pour les étrangers  de s’y retrouver, et ils sont plutôt indulgents. Ce qui n’est pas une raison pour se comporter comme des gros lourds, et on a essayé de respecter au mieux les quelques règles de base qu’on avait trouvé en ligne avant de partir.

Par exemple, il est très malpoli de se moucher en public au Japon. Ça peut vite devenir compliquer en hiver, mais aussi quand vous êtes au resto, avec un bol de soupe bouillant sous votre nez… Par contre, vous pouvez renifler en boucle, ça, ça passe.
L’autre truc rigolo, toujours au resto, c’était quand on mangeait des ramens ou des nouilles, de manière générale. On est censé les aspirer en faisant beaucoup de bruit, pour montrer que le repas plaît. Franchement, je ne sais pas si on a réussi à être convaincant à ce niveau, mais on a tout donné…

Au niveau pratique, il y a l’absence de poubelles dans les rues. Je ne sais pas comment font les Japonais mais on s’est retrouvé plusieurs fois à devoir garder des choses dans nos poches jusqu’à notre logement pour pouvoir les jeter. C’est peut-être à mettre en lien avec le fait que c’est assez mal vu de manger en marchant dans la rue… Forcément, ça fait moins de déchet…

Bref, il y en a beaucoup d’autres, ne pas jouer avec ses baguettes ni les planter dans son bol de riz, mais on ne va pas toutes vous les faire, sinon on est parti pour une demi-heure sur le sujet… Si ça vous tient à cœur, renseignez-vous un maximum avant le départ, sinon, croisez les doigts pour ne pas faire trop d’impair.

Déplacements

On va maintenant parler des aspects plus pratiques une fois sur place, à commencer par les déplacements.

On l’a dit le Japon a un réseau ferroviaire au top. Que ça soit les shinkansen ou les trains locaux, c’est vraiment super pratique.

On a galéré une fois pour trouver où prendre un train. C’était au début on n’était pas encore très à l’aise avec les affichages. Mais une fois qu’on a pigé le truc ça roulait. On est d’ailleurs arrivés plusieurs fois à la gare en ayant 10 minutes au total pour prendre nos tickets, acheter à manger et trouver le train. Et on a raté aucun train.

En fait dans les gares, c’était finalement plus facile de trouver son train que la sortie.

Après il existe des applications qui peuvent aider avec les horaires, mais aussi des indications claires sur le quai ou le nom du train à chercher.

Certaines sont payantes, nous avons opté pour une gratuite : celle de Tourisme Japon, qui était fiable à 90%. Elle nous a renseigné un train auquel on n’avait pas le droit avec nos JR Pass, mais c’est vraiment le seul soucis qu’on a eu avec.

Voilà, le train c’est super pratique et super confortable.

Après, pour se déplacer à l’intérieur des villes, on va plutôt utiliser le métro ou le bus.

Le métro, il n’y a pas grand chose à en dire. Effectivement, certaines lignes sont hyper bondées aux heures de pointes. Il faut peut-être faire un peu attention à éviter ces heures pour le prendre.

Les bus, pareil, il y a juste quelques petites subtilités pour les paiements.

Si vous souhaitez payer en liquide il faut avoir la somme exacte, et on paye en sortant.

Sinon le plus pratique est d’utiliser la carte PASMO.

Pasmo

La carte PASMO ou la carte SUICA ! Bon, nous, c’était la PASMO, mais les deux sont équivalentes. Ce sont des cartes rechargeables qui servent à payer plein de choses, mais surtout les transports en commun ! On les achète à un guichet automatique dans une station, on mets de l’argent dessus, et il n’y a plus qu’à les passer sur la borne du portique à chaque trajet.

Au Japon, le prix dépend souvent du nombre d’arrêts, et on passe donc sa carte à l’entrée et à la sortie, le paiement se faisant à la sortie. On voit d’ailleurs la somme à payer s’afficher quand on passe, et le solde restant sur la carte.

Si jamais vous n’avez pas assez sur votre carte, pas de panique, il y a des machines à côté des sorties pour payer la différence.

La Pasmo est valable à peu-près partout. Elle est valable 10 ans (à conserver donc si vous comptez revenir au Japon) et coûte la modique sommes de 2000 yens, dont 1500 qui sont directement chargés dessus, donc elle coûte 500 yens au final.

Si vous êtes déçu par le Japon et que vous préférez ne jamais y remettre les pieds, vous pouvez aussi rendre la carte avant votre départ et on vous rembourse les 500 yens.

Enfin, il est aussi possible de louer une voiture pour se déplacer au Japon.

Heuuu… Bon courage ?

C’est une solution à privilégier si vous comptez aller dans des endroits reculés, difficiles d’accès en transports en commun… Mais ça n’est pas la solution de facilité !

Entre les panneaux de direction en japonais, et le fait qu’on roule à gauche…

Il faut également savoir que le permis international n’est pas valable au Japon. Il faudra faire traduire votre permis une fois à Tokyo (et donc prévoir au moins une demi-journée pour les démarches).

On n’a pas parlé des taxis, mais c’est parce qu’on en n’a pas pris. Il faut dire qu’ils sont assez chers, donc on ne les conseille pas vraiment, sauf pour des petits trajets… mais autant les faire à pied. En tout cas, c’était notre manière de penser. Si vous avez quand même l’occasion d’en prendre un, ça doit être tout une expérience : les chauffeurs sont en costume, les portes s’ouvrent automatiquement… ça a l’air assez fun.

Un petit mot rapide également sur la mobilité douce.

Le vélo est un vrai moyen de transport dans certaines villes. Par exemple, à Kyoto où de nombreux logement proposent des locations à la journée.

Comme le Japon est super sécure, il n’y a vraiment aucun problème à laisser sa bicyclette à l’entrée des temples et musées.

Et bien sûr, à pied !

On trouve beaucoup de sentiers de promenades. Et certains circuits en itinérance font l’objet de chaudes recommandations de voyageurs.

À savoir si vous partez à l’aventure, le Japon abrite des ours… Pensez donc à vous renseigner sur les mesures de sécurités avant de partir ! Je sais par exemple que dans certaines zones, on demande aux promeneurs d’accrocher une clochette au sac à dos.

Les japonais ont un lien très fort avec la nature. On trouve d’ailleurs dans la culture nippone le Shinrin-yoku. Ce sont littéralement des bains de forêt, donc le fait d’aller se promener et faire le plein de nature.

On le sait peu, mais les 2/3 du territoire Japonais sont des espaces naturels, et on y trouve de superbes paysages. Sur notre séjour, nous avons fait quelques promenades et c’est vrai que c’était à chaque fois très agréable.

Types de logements

Vous vous en rendrez sans doute compte en cherchant à réserver un logement au Japon, mais il n’y a pas que des hôtels classiques. Ceux-ci sont d’ailleurs peu intéressants : il s’agit le plus souvent de chaînes assez impersonnelles, dont les chambres sont toutes petites… Si vous êtes là pour affaire, ça peut le faire, mais sinon, il y a bien plus intéressant.

Pour les petits budgets, on trouve par exemple les auberges de jeunesse, qui sont assez proches de ce qu’on connaît en Europe, mais il y a aussi les capsules-hotels, qu’on trouve surtout à Tokyo. Si les hôtels ont des petites chambres, ici, on est à un autre niveau.

Au départ, les capsules hôtels sont prévus pour permettre aux employés de bureau qui auraient rater le dernier train de pouvoir dormir, mais c’est devenu une sorte d’attraction touristique. Ce n’est absolument pas pratique si vous avez de grosses valises, raison pour laquelle on n’a pas testé, et évidemment, il ne faut pas être claustrophobe.

Un autre type logement japonais bien connu des touristes : le love hotel.

Le nom est assez explicite, mais rassurez-vous : c’est loin d’être un hôtel de passe, ça n’est pas glauque du tout.

Il faut savoir que les maisons japonaises sont très mal isolées. Du coup, c’est courant d’aller dans ce genre d’endroit.

Mais en réalité, ça sert aussi simplement de lieu de détente, sans spécialement faire des galipettes.

On commence à en trouver sur les sites de réservation, mais le principe de base (et c’est comme ça que la plupart fonctionnent) est de se pointer et réserver directement… à l’heure ou pour une nuit.

Enfin, il y a les Guests Houses et les Ryokan, qui sont les types de logements qu’on a le plus expérimenté. La guest house permet de dormir chez l’habitant et le Ryokan s’assimile à une auberge traditionnelle. Dans les deux cas, on est entre la chambre d’hôtes et le petit hôtel. On a eu droit à des décors très traditionnels : chambres en tatamis, vue sur un jardin japonais… ça paraît un peu cliché, mais on y prend vite goût.

Le seul inconvénient, c’est peut-être l’isolation.

Si vous séjournez en ryokan quand il fait frais, la nuit, il fait carrément froid, et les pièces communes ne sont pas chauffées !

Par contre, la plupart proposent des Onsens comme salle de bain, et ça c’est plutôt cool ! Pour rappel, les onsens, ce sont des bains dans lesquels on ne se lave pas (il y a une douche à côté pour ça), mais dans lesquels on se relaxe. Ça aussi, on y prend vite goût…

Quand les petits déjeuners sont inclus, on a généralement le choix entre japonais et continental. Le poisson grillé au réveil, ce n’était absolument pas possible, mais si vous voulez vous mettre à l’heure japonaise, il y a moyen de se faire vraiment plaisir.

La nourriture

Précisons-le tout de suite : nous ne sommes pas du tout des consommateurs de sushi.

Du coup, survivre 3 semaines au Japon, on se demandait un peu comment ça allait se passer…

Et bien on peut le dire, ce n’est pas une légende, au Japon, on mange super bien !

C’est difficile de savoir par quoi commencer pour parler de la nourriture au Japon… Donc nous allons partager nos coups de cœur gustatifs !

  • Les okonomyakis dans l’étage qui était dédié à ce type de resto à Hiroshima…
  • Les yakitory mangé dans les petits restos de la Yakitory Alley à Tokyo, où on était les uns sur les autres avec les Tokyoïtes…
  • Les gyozas à Kyoto, dans le resto où les serveurs criaient au revoir en cœur quand un client s’en allait, et où il fallait se souhaiter Kampai, même si on ne trinquait qu’avec de l’eau… La nourriture, était excellente, mais aussi les lieux dans lesquels on a eu la chance de la découvrir.

Coût de la vie au Japon

Il nous reste une grande question à aborder : le coût d’un voyage au Japon !

C’est une destination qui a la réputation d’être (très) chère.

Pour le billet d’avion il faut compter entre 600 et 700€.

L’autre gros poste de dépense, on l’a dit, c’était le train.

Pour les logements les prix varient fortement :

Les ryokans sont en général plus chers, mais vu la différence de confort avec les hôtels, c’est plutôt justifié.

Dans les villes touristiques, en tout cas, il existe des tas de petites guesthouses et hôtels à des prix abordables.

Selon les logements, on en a eu entre 60 et 100€ la nuit , sauf à Myajima où c’était un peu plus cher, mais on voulait se faire plaisir.

La nourriture aussi a des prix très variables. Il faut savoir que souvent, les restaurants sont moins chers le midi. En général on était entre 5 et 15€ le plat.

On peut également trouver des plats préparés dans les supérettes comme les 7 Elevens, qui sont assez corrects et bon marchés.

Les supérettes ont souvent un petit endroit où manger, donc vous pouvez directement vous poser, c’est très pratique.

Quand partir au Japon ?

Les deux grosses saisons touristiques sont au printemps, avec les floraisons et en automne pour les couleurs des arbres.

Mais je Japon a des attraits en toutes saisons ! En hivers vous verrez des paysages enneigés, quand en été vous pourrez profiter des nombreux festivals présents un peu partout !

S’il y a des périodes à éviter, ça serait la “golden week”, qui se déroule fin avril / début mai : une période où tous les japonais sont en congés. Les trains et logements sont pris d’assaut !

En juin/juillet, il y a une petite saison des pluies (en gros il peut pleuvoir non-stop plusieurs jours d’affilée).

Gardez en tête qu’en août, il peut faire très chaud (une chaleur humide qui a la réputation d’être assez dure à supporter).

Août-septembre est également la saison des typhons… même s’ils peuvent commencer à se former à partir de juin.

Liens utiles

Japan Rail Pass et Pocket Wifi :
www.japan-rail-pass.fr

Change à Akihabara :
www.interbank.co.jp/ninja/

Change près de Shimbashi :
www.tokyo-card.co.jp/wcs/en/

Duolingo :
www.duolingo.com

Attention : les cours de japonais n’existent que depuis l’anglais pour le moment. Il faut donc avoir des bases dans cette langue. (mais du coup vous travaillez les deux d’un coup! )
Si vous ne parlez pas anglais, vous pouvez utiliser l’application memrise.

Pour la carte PASMO/SUICA, nous vous conseillons de l’acheter une fois sur place. Ça vous évitera des frais inutiles ! (et à certains guichets des aeroports/grandes gares, vous pouvez avoir un design spécial “souvenir du japon”. (Avis aux collectionneurs)

Nous espérons avoir fait le tour des principales questions sur le Japon. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à nous les poser en commentaire. Rendez-vous dans le prochain épisode pour découvrir nos coups de coeurs et aventures japonaises !

Pour compléter ce podcast, n’hésitez pas également à aller lire nos articles sur le Japon :

Note au voyageur

  • Si mon voyage au Japon s’est fait dans des circonstances un peu exceptionnelles, la préparation de ce voyage a été, elle, tout à fait dans la norme. Entre achats à faire avant le départ et prise de renseignements sur les VISA, les vaccins et autres sésames obligatoires, j’ai passé les trois mois précédant mon vol […]
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